DCU : James Gunn relance l’héritage Snyder avec le retour choc de Junkie XL pour Supergirl
Le DCU de James Gunn rouvre la porte au SnyderVerse : le retour stratégique de Junkie XL pour Supergirl
Depuis l’annonce de la refonte complète de l’univers cinématographique DC, beaucoup s’interrogent sur la place de l’héritage laissé par l’ère Snyder. Le nouveau DCU, piloté par DC Studios sous la direction de James Gunn et Peter Safran, promet une vision cohérente, planifiée sur plusieurs années et détachée des turbulences du passé. Pourtant, une décision récente vient nuancer cette rupture annoncée : le retour d’une figure majeure du SnyderVerse pour le film Supergirl.
Le compositeur néerlandais Tom Holkenborg, plus connu sous son nom de scène Junkie XL, a été officiellement confirmé à la composition de la bande originale du long-métrage. Une annonce loin d’être anodine. Elle marque sa première collaboration avec DC depuis Zack Snyder’s Justice League et symbolise un pont inattendu entre l’ancien univers étendu et la nouvelle continuité.

Un compositeur indissociable du SnyderVerse
Pour comprendre la portée de ce retour, il faut revenir sur le rôle central qu’a joué Junkie XL dans la construction sonore du SnyderVerse. Son aventure chez DC débute avec Man of Steel, où il collabore avec le mythique Hans Zimmer. Ce film pose les bases d’une identité musicale puissante, sombre et résolument moderne, rompant avec les envolées orchestrales plus classiques des adaptations précédentes.
Il enchaîne ensuite avec Batman v Superman: Dawn of Justice, dont il co-compose la bande originale. Le thème électrique et percutant de Wonder Woman devient instantanément iconique. Junkie XL s’impose alors comme un artisan majeur de la signature sonore du SnyderVerse : percussions massives, synthétiseurs agressifs, montées orchestrales tendues.
Lorsque Zack Snyder quitte la production de Justice League en 2017, Holkenborg est lui aussi écarté du projet. La version cinéma adopte alors une direction musicale différente. Ce n’est qu’en 2021, avec la sortie de Zack Snyder’s Justice League sur HBO Max, que le compositeur peut enfin livrer sa vision complète. Son travail monumental plus de quatre heures de musique est salué pour sa cohérence et sa puissance dramatique.
Son retour pour Supergirl n’est donc pas qu’un simple recrutement technique : il représente la réintégration d’un artiste profondément associé à une époque controversée mais marquante de DC.

Un changement de cap discret mais révélateur
Fait notable : ce choix semble relativement récent. Le compositeur Ramin Djawadi était encore mentionné dans la description du teaser du film en décembre dernier. Ce remplacement tardif illustre la flexibilité voire l’instabilité créative assumée de DC Studios dans la construction de son nouvel univers.
Ce n’est pas la première fois que James Gunn ajuste une équipe artistique en cours de développement. Pour Superman, plusieurs décisions créatives ont été modifiées afin d’assurer une cohérence avec la nouvelle direction globale du DCU. Jusqu’ici, ces ajustements n’ont pas suscité d’inquiétude majeure et semblent s’inscrire dans une stratégie de contrôle artistique rigoureux.
Le choix de Junkie XL peut ainsi être interprété comme une décision mûrement réfléchie : intégrer un élément familier pour les fans tout en l’inscrivant dans une nouvelle dynamique narrative.

Une tonalité plus sombre pour Supergirl ?
L’un des éléments les plus intrigants concerne la direction artistique du film. Supergirl devrait s’inspirer d’une version plus dure et plus désillusionnée du personnage. Loin de l’image lumineuse et optimiste souvent associée à l’héroïne kryptonienne, cette adaptation promet une tonalité plus mature, voire plus sombre.
Dans ce contexte, l’esthétique musicale de Junkie XL apparaît particulièrement pertinente. Son style, déjà remarqué dans Mad Max: Fury Road, repose sur une intensité brute et une énergie presque viscérale. Il sait accompagner des univers violents, des personnages ambigus et des atmosphères post-apocalyptiques.
Or, le film devrait également introduire Lobo, anti-héros brutal et cynique, dont la présence suggère une orientation plus musclée que les précédentes itérations cinématographiques de Supergirl. La musique jouera un rôle déterminant pour équilibrer l’émotion kryptonienne et la sauvagerie cosmique.

Des ponts assumés avec l’ancienne ère
Le retour de Junkie XL n’est pas le seul clin d’œil au SnyderVerse. Jason Momoa, qui incarnait Aquaman dans l’ancien univers, revient chez DC dans le rôle de Lobo. Un choix audacieux qui témoigne d’une volonté de conserver certains visages populaires tout en redistribuant les cartes.
Le casting de Supergirl comprend également Milly Alcock dans le rôle-titre, aux côtés de Eve Ridley et Matthias Schoenaerts. De son côté, David Corenswet incarnera Superman dans cette nouvelle continuité, assurant une transition claire vers le DCU version Gunn.
Ces choix traduisent une stratégie hybride : rompre avec la continuité narrative passée tout en capitalisant sur certains talents et sur l’attachement du public à une esthétique plus mature.

Le spectre d’un retour de Zack Snyder ?
Impossible d’évoquer le SnyderVerse sans mentionner la question qui agite encore une partie des fans : un retour de Zack Snyder chez DC est-il envisageable ?
Si rien ne l’indique officiellement, les relations entre Snyder et James Gunn seraient cordiales. Toutefois, Snyder est actuellement engagé sur d’autres projets et DC Studios semble déterminé à construire son propre univers sans dépendre d’un retour nostalgique.
Le programme 2026 du studio comprendra notamment Supergirl, la série Lanterns et le film Clayface. L’objectif est clair : établir une vision cohérente et durable. Néanmoins, le retour de Junkie XL démontre que l’héritage du SnyderVerse n’est pas totalement effacé.

Une stratégie d’équilibre entre rupture et continuité
Au final, l’intégration de Junkie XL dans Supergirl illustre parfaitement la ligne de crête sur laquelle avance le DCU. D’un côté, il s’agit d’affirmer une nouvelle identité, plus structurée et plus maîtrisée. De l’autre, ignorer complètement le passé serait risqué, tant l’ère Snyder a laissé une empreinte forte positive ou négative dans l’imaginaire des fans.
En réintégrant un compositeur emblématique tout en renouvelant le casting principal, James Gunn semble opter pour une approche pragmatique : conserver ce qui fonctionne, transformer ce qui divise.
Supergirl pourrait ainsi devenir un test majeur pour le DCU. Si le film parvient à marier la puissance musicale héritée du SnyderVerse à une narration plus cohérente et accessible, il pourrait symboliser la véritable transition entre deux époques.
Une chose est sûre : le retour de Junkie XL n’est pas anodin. Il prouve que, même dans un univers reconstruit, certaines notes du passé continuent de résonner.

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